Formée à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l’ENSAV – La Cambre, Cathy Coëz a longtemps privilégié le dessin comme moyen d’expression, la sérigraphie comme technique d’impression et l’abstraction comme mode de représentation. Depuis 2007, la plasticienne façonne l’argile, sculpte le bois et investit la trois dimension avec des sculptures installatives dotées d’un langage formel insolite et fécond : tout à la fois abstrait et narratif, minimaliste et symbolique, sériel et composé de pièces uniques.
La maturité de l’approche de l’artiste et les techniques utilisées dans son travail se reflètent dans la composition monumentale impressionnante et souvent complexe qui envahit l’espace d’exposition pour provoquer un fort impact sur le spectateur. Qu’il s’agisse de portraits de personnalités politiques ou d’armes en série, chaque pièce est une œuvre originale, une pièce unique dans une production sérielle. Sans être hyperréalistes, les figures et objets représentés sont toujours documentés afin de respecter couleurs, formes et proportions. La qualité de finition des œuvres de Cathy Coëz, leur pureté formelle et leurs surfaces toujours polies à l’extrême rappelle au spectateur la caractéristique de l’œuvre qui véhicule l’élémentaire: la substance, le séquentiel, la couleur et le nombre de pièces qui composent le dessin. Les matières précieuses (cuivre, or, palladium…) ajoute à l’ambiguïté de ces œuvres aussi puissantes dans leur esthétique que dans leur symbolique destructrice.

Photo : © Serge Gutwirth

 

Arts actuels en terre médiévale